Antoinette Fouque, librairie et édition féministe

Une maison d’édition pour la littérature féminine

Antoinette Fouque

Lieux de rencontres où les livres et journaux demeurent à la disposition de tous ceux qui le fréquentent, les librairies ouvertes par Antoinette Fouque restent ouvertes de 11 heures à minuit. Par le biais de sa maison d’édition, elle promeut la création féminine. Avec des centaines de livres consacrés à la création des femmes, la société d’édition d’Antoinette Fouque permet à de multiples écrivains de sortir de l’anonymat. Au début de la décennie 1970, cette femme de lettres fonde sa société d’édition, Les Editions des femmes, en même temps que les Librairies des femmes sur Lyon, Marseille et Paris.

Antoinette Fouque imagine le nom « féminologie », dès lors qu’elle déteste les « -isme » qui renvoient à une doctrine. « Le dictionnaire universel des créatrices » parait sous sa direction. Cet ouvrage raconte quarante siècles de création des femmes à travers le monde. Dans les pages de trois essais, Antoinette Fouque explique la féminologie.

Encore active à l’heure actuelle, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie fondée à l’initiative d’Antoinette Fouque se positionne à gauche de l’échiquier politique. L’AFD ou Alliance des Femmes pour la Démocratie est une organisation lancée à l’initiative d’Antoinette Fouque au moment des deux cents ans de la révolution française. Actuellement, les droits des femmes sont encore en danger et l’AFD se bat dans le but d’endiguer la montée des extrémismes.

Antoinette Fouque, une grande militante du droit des femmes

Le droit des femmes a été la principale lutte de la vie d’Antoinette Fouque. Au début de la décennie 80, la grande militante se met en retrait du MLF quand elle part aux Etats-Unis. Le MLF est à cette époque victime de luttes intestines et a de moins en moins d’activistes. A la fin de la décennie soixante-dix, Antoinette Fouque et d’autres activistes choisissent de déclarer le MLF comme une association.

De l’enseignement à la psychanalyse

C’est au début des années 70 qu’Antoinette Fouque débat au sujet de la sexualité de la femme avec Luce Irigaray, psychanaliste féministe. Roland Barthes est son directeur de thèse. La jeune femme prépare un Diplôme d’études approfondies (DEA). Durant cette période, l’étudiante fréquente Monique Wittig, théoricienne féministe. En plus de l’enseignement, Antoinette Fouque est critique littéraire pour deux sociétés d’édition et rédige des notes de lecture pour une 3e. Le groupe Psychanalyse et Politique, à l’origine du Mouvement de libération des femmes, le MLF, a été lancé par cette femme.